Chroniques terriennes

02 janvier 2019

L'année sera jaune?

 

gi1

 

 

D'aucuns le prédisent, 2019 sera l'année de tous les pastis face aux tumultes récents, la France devenu fluorescente éclaire le monde de ses feux de détresse.

Fin du monde, fin du mois, flash d'infos, flash ball tous les samedis devenus des actes manquées peaufinant un discours final réussi?

La base remue et tremble le sommet, président effaré et fardé, le ciment prompt de la com ne prend plus, l'heure est venue et le néant s'avance.

Si la France tombe l'Europe s'écroule, s'agace les médias qui roucoulent, il se passe enfin quelque chose, des imprévus qui se collent et se roulent en boule.

l'Histoire et ses horreurs ce corps dit mort remonte à la surface des choses et de vieilles ombres semblent se dessiner dans le ciel de Janvier

Le gouvernement se hérisse et souffre de jaunisse, ses derniers remparts sont humains et l'humain est changeant là où drones et robots seraient plus rassurants

Qui peut maintenant prédire ce qu'il adviendra, le futur de notre nation est un rond point d'interrogation.

 

 

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07 novembre 2018

2018 : Confessions d'un vieux con

Deux mille, deux mille...

L'an deux mille atteint sa majorité

L'année de la maturité,

Donald Trump toujours aussi laid

nos pensées sont pasteurisées,

 

2018

 

Folle météo,

inondations d'informations

nos vies transférées sur les réseaux

Aux smartphones, tous accro, ventipotent

Champions on est pourtant, on hait en

 

2018

 

migrants, juifs, chrétiens, ou musulmans

noir, asiate, arabe ou blanc

chacun sa route, chacun ses plans

les belles ne sont plus au bois dormant

elles prennent selfies sourires béants

Tous geeks en

 

2018

 

L'air du temps est au rap mutant

Koba la D trappe en kobaïen

cherchons traces d'eau sur lacs martiens

et traces d'intelligence sur terre

Nos QI semblent partis en mer

Gobés dans l'espace-temps

 

2018

 

Faire du sale, envoyer du lourd,

des vues, du buzz, de la moula,

oreillettes et sex tape

on s'appelle "frères" avant un nique ta mère

des films de boules  et des meufs halal

tout ça en

 

2018

 

prendre la logique en 69

la cohérence n'est plus qu'errance

égarement de garnements

Filme toi avant d'etre filmé

tu es traqué, petit Pucé.

 

2018 (la musique s'arrête)

 

Dans la noirceur cupide evidé de spiritualité qui brouille nos quotidiens

la plus infime lumière pourra même être source de danger,

Le bug est devenu majeur.

 

(la musique reprend)

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18 mars 2018

Les yeux ouverts derrière les paupières

Toujours se cacher pour mieux voir, les paupières fermées et les yeux bien ouverts sur ce monde intérieur qui m'aspire. J'ai l'impression de l'avoir bati, il est là sans être visible, les murs n'en sont pas, les pensées peuvent fuser à grande vitesse elles remplacent les vents et chassent les nuages ces réalités condensées qui ne demandent qu'à pleuvoir, les obstacles de la vie réelle sont devenus des natures mortes des occasions à vernissage cocktail et séduction, des ombres sourient j'en suis sûr mais aucun appareil ne peux capturer ces instants aucun sauf cet esprit : Roi tout puissant dans ce soyeux et fragile refuge. Les yeux bien ouverts derrière ces paupières closes, closes, closed.  

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19 février 2018

Le rêve d'une lune sans nom

Le rêve d'une lune sans nom qui montait les escaliers ouvrant ses cratères pour parler. La voilà l'humeur volcanique qui fume et tonne famélique en quête d'une sainte-Satiété. Nous savons que tout va disparaitre c'est une question de temps à croire que nous avons inventé ce temps pour mesurer la durée qu'il nous reste à vivre nous l'humanité, pour avoir une quelconque prise là quelquepart au milieu d'océans immenses de matières noires, ces "espaces infinis" qui nous entourent ou peut-être nous détourent (car toujours nous rêvons d'importance) dans le logiciel de retouche de l'Univers.

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01 janvier 2018

2018 jour1

Dans l'antre de la bête immonde, ça sent le pet et les noix cassées, le sirop d'orgeat coule à flot et souvent on y cherche des mots pour éviter les branlées au scrabble face à de diaboliques mémés. Quand vient la nouvelle année, on y entend parfois "bon anus et meilleurs noeuds", internet y a remplacé les magazines people, on y surfe à s'en péter le poignet. Le désordre est toujours le mot d'ordre, le naturel y est rarement chassé, nulle arme ne semble pouvoir défier ce métaphysique gibier. On y multiplie les "y" et les "en", si les têtes étaient encore couronnées, le bonnet d'âne ici trônerait! Les trous noirs guettent mais rien ne sert de se facher contre ces mots qui fuient, les concepts sont trop vagues dans l'océan des souvenirs incertains pour rapidement les retrouver, des clics encore des clics pour bien peu de déclics, un jour nous savons qu'ils reviendront s'échouer alors nous les porterons comme des trophées au dessus de nos têtes en espérant qu'il n'y ait personne pour saisir notre abyssale déchéance aussi fièrement affichée.

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03 décembre 2017

#5 Poésie responsive

Au milieu d'abrutis immenses

et de gens bien trop occupés

à tapoter sans s'regarder,

leurs minces phalanges en transe.

Je cherche jusqu'en être ivre

la real poésie responsive.

Supports, vos richesses je suppute

si fort que fonde l'occiput

la quête d'un sublime statut

de quelques mots, rêves viraux 

glissant sur le temps qui détale

son ombre affole, je cours alors

me voilà seul et en dehors

ils sont passés à autre chose.

Rafale! Rafale!

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06 novembre 2017

#4 Le pont

Ce n'est pas juste un dessin sur une case du jeu de l'oie. A ma connaissance ce pont dont je vais parler a été juqu'à présent complètement ignoré, toute idée de complot n'étant pas toujours à exclure mais celui ci me semblerait fort peu probable ce qui après tout serait la meilleure manière de le camoufler. Venons en au fait et les faits sont lourds de sens, d'une de ces lourdeurs pachydermiques plus qu'épidermiques faisant dire à la jeunesse "vous n'êtes pas prêts!".

Je remonte dans le temps, brouillage, absences de téléphones mobiles, années 80 : des groupes de garçons peu virils aux coupes improbables(la palme à Nick Beggs incroyable véritable musicien caché sous une crinière peroxydée éclaté en palmier sur le haut du crane et originalité -car jusque là dans les années 80 c'était assez commun- le bas de sa chevelure était constituée d'une multitude de petites tresses genre bas de rideaux de grand mère bourgeoise et beaucoup d'heures de coiffure sans doute pour en arriver là, le monsieur en bas à droite sur la photo) sévissaient tel Kajagoogoo et son tube "too shy" au rythme entêtant et à la ligne de basse vertigineuse sur laquelle flottait la voix androgyne de Limalh(le même que sur "never ending sto-oh-ry, la la la, la la la, la la la"). J'avais un peu oublié ce groupe quand je me mis à écouter d'un peu plus près le rappeur Sofiane dit "Fianso"* et son uppercutant "ish ish" m'a immédiatement renvoyé 35 ans en arrière vers le "hush hush" de Limalh sur ce même "too shy".

C'était indispensable de l'écrire(le turfu convaincra les sceptiques car la connerie a le vent en poupe, le vingt et unième siècle sera con ou ne sera pas! C'est peut-être la seule chose qui nous restera d'humain traversant les époques et les technologies, la Connerie immortelle et sans cesse renouvelée, alimentée, sanctifiée!!!)

 

HUSH! HUSH!

 

ISH ! ISH!

Le rappeur Fianso, de son vrai nom Sofiane Zermani.

 

*Fianso peut-être pour ne pas confondre avec l'auteur de l'ode à Nabilla ici à quand un feat avec les deux pour qu'on s'enjaille, jaille, jaille?

 

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#3 Passage

Je voudrais juste vous égorger 

voir votre sang sombre pisser

vos yeux lentement s'effacer

Lever l'index et chantonner

 

Si vient sur moi l'ombre de la foi 

levant la terreur du trépas

glaçant d'une pointe de compas

l'appât du bonheur ici bas

 

Je clamerai toute la beauté

de tant de vies dûment otées

La mort est la seule vérité.

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22 octobre 2017

#2 Le changement et le néant

Toute langue prétend signifier le réel et c'est semble-t-il une imposture que la poésie souligne ou surligne. Ceci était vrai et ce pendant des siècles mais si les mots étaient remplacés par autre chose si grace à de nouvelles technologies, nous pouvions recréer ce réel de toutes pièces superposer plusieurs réalités augmentées avec la possibilité de choisir la sienne, nul besoin alors de le signifier, de conceptualiser, de simplifier, d'affadir la langue remplacé deviendrait directe, sans artefacts, compréhensible par tous immédiatement avec les mêmes référents et si les choses devenant plurielles informes nous dépassaient pouvant d'elles mêmes se reproduire à l'infini, se modifier interagissant les unes avec les autres. Quelle poésie pourrait naître de cet état de fait? Serait ce alors le seul point d'arrimage la seule bouée qui nous préviendrait de l'océan du néant qui serait en fait une multitude d'informations de toutes sortes engloutissant nos perceptions en un magma que l'esprit humain non augmentée ne pourrait délier, le seul lien qui nous relierait encore un peu avec ce que l'on appelait encore au vingtième siècle le monde réel? Y aurait d'ailleurs encore une place pour la poésie et plus généralement la littérature? Des histoires, des romans, des récits oui mais le reste qui me paraît essentiel mais qui n'est pas réellement saisissable et encore moins mécanique, évacué?

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04 septembre 2017

#1

On pisse, on chie : c'est la vie ! Faudrait voir à ne pas l'oublier dans ces villes où se sont raréfiés bancs, poubelles et toilettes publiques, nos culs, nos appareils urinaires, nos reliquats d'en cas et déjections ne sont pas virtuels et si j'ai l'air d'aplatir des platitudes pour qu'elles diminuent de volume tout en les entassant c'est peut-être aussi que moi aussi, je voudrais oublier cela, que tous ces attributs bestiaux disparaissent à l'avenir mais tant que nous ne sommes pas robots ce lien nous rattache au reste de la vie animale. 

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