Chroniques terriennes

01 janvier 2018

2018 jour1

Dans l'antre de la bête immonde, ça sent le pet et les noix cassées, le sirop d'orgeat coule à flot et souvent on y cherche des mots pour éviter les branlées au scrabble face à de diaboliques mémés. Quand vient la nouvelle année, on y entend parfois "bon anus et meilleurs noeuds", internet y a remplacé les magazines people, on y surfe à s'en péter le poignet. Le désordre est toujours le mot d'ordre, le naturel y est rarement chassé, nulle arme ne semble pouvoir défier ce métaphysique gibier. On y multiplie les "y" et les "en", si les têtes étaient encore couronnées le bonnet d'âne ici trônerait! Les trous noirs guettent mais rien ne sert de se facher contre ces mots qui fuient, les concepts sont trop vagues dans l'océan des souvenirs incertains pour rapidement les retrouver, des clics encore des clics pour bien peu de déclics, un jour nous savons qu'ils reviendront s'échouer alors nous les porterons comme des trophées au dessus de nos têtes en espérant qu'il n'y ait personne pour saisir notre abyssale déchéance aussi fièrement affichée.

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03 décembre 2017

#5 Poésie responsive

Au milieu d'abrutis immenses

et de gens bien trop occupés

à tapoter sans s'regarder

leurs minces phalanges en transe.

Je cherche jusqu'en être ivre

la real poésie responsive.

Supports, vos richesses je suppute

si fort que fonde l'occiput

la quête d'un sublime statut

de quelques mots, rêves viraux 

glissant sur le temps qui détale

son ombre affole, je cours alors

me voilà seul et au dehors

ils sont passés à autre chose.

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06 novembre 2017

#4 Le pont

Ce n'est pas juste un dessin sur une case du jeu de l'oie. A ma connaissance ce pont dont je vais parler a été juqu'à présent complètement ignoré, toute idée de complot n'est pas toujours à exclure mais celui ci me semblerait fort peu probable ce qui après tout serait la meilleure manière de le camoufler. Venons en au fait et les faits sont lourds de sens, d'une de ces lourdeurs pachydermiques plus qu'épidermiques faisant dire à la jeunesse "vous n'êtes pas prêts!".

Je remonte dans le temps, brouillage, absences de téléphones mobiles, années 80 : des groupes de garçons peu virils aux coupes improbables(la palme à Nick Beggs incroyable véritable musicien caché sous une crinière peroxydée éclaté en palmier sur le haut du crane et originalité -car jusque là dans les années 80 c'était assez commun- le bas de sa chevelure était constituée d'une multitude de petites tresses genre bas de rideaux de grand mère bourgeoise et beaucoup d'heures de coiffure sans doute pour en arriver là) sévissaient tel Kajagoogoo et son tube "too shy" au rythme entêtant et à la ligne de basse vertigineuse sur laquelle flottait la voix androgyne de Limalh(le même que sur "never ending story). J'avais un peu oublié ce groupe quand je me mis à écouter d'un peu plus près le rappeur Sofiane dit "Fianso"* et son "ish ish" m'a immédiatement rappelé le "hush hush" de Limalh sur ce même "too shy".

C'était indispensable de l'écrire(le turfu convaincra les sceptiques car la connerie a le vent en poupe, le vingt et unième siècle sera con ou ne sera pas! C'est peut-être la seule chose qui nous restera d'humain traversant les époques et les technologies, la Connerie immortelle et sans cesse renouvelée, alimentée, sanctifiée!!!)

 

HUSH! HUSH!

 

ISH ! ISH!

Le rappeur Fianso, de son vrai nom Sofiane Zermani.

 

*Fianso peut-être pour ne pas confondre avec l'auteur de l'ode à Nabilla ici à quand un feat avec les deux pour qu'on s'enjaille, jaille, jaille?

 

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#3 Passage

Je voudrais juste vous égorger 

voir votre sang sombre pisser

vos yeux lentement s'effacer

Lever l'index et chantonner

 

Si vient sur moi l'ombre de la foi 

levant la terreur du trépas

glaçant d'une pointe de compas

l'appât du bonheur ici bas

 

Je clamerai toute la beauté

de tant de vies dûment otées

La mort est la seule vérité.

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22 octobre 2017

#2 Le changement et le néant

Toute langue prétend signifier le réel et c'est semble-t-il une imposture que la poésie souligne ou surligne. Ceci était vrai et ce pendant des siècles mais si les mots étaient remplacés par autre chose si grace à de nouvelles technologies, nous pouvions recréer ce réel de toutes pièces superposer plusieurs réalités augmentées avec la possibilité de choisir la sienne, nul besoin alors de le signifier, de conceptualiser, de simplifier, d'affadir la langue remplacé deviendrait directe, sans artefacts, compréhensible par tous immédiatement avec les mêmes référents et si les choses devenant plurielles informes nous dépassaient pouvant d'elles mêmes se reproduire à l'infini, se modifier interagissant les unes avec les autres. Quelle poésie pourrait naître de cet état de fait? Serait ce alors le seul point d'arrimage la seule bouée qui nous préviendrait de l'océan du néant qui serait en fait une multitude d'informations de toutes sortes engloutissant nos perceptions en un magma que l'esprit humain non augmentée ne pourrait délier, le seul lien qui nous relierait encore un peu avec ce que l'on appelait encore au vingtième siècle le monde réel? Y aurait d'ailleurs encore une place pour la poésie et plus généralement la littérature? Des histoires, des romans, des récits oui mais le reste qui me paraît essentiel mais qui n'est pas réellement saisissable et encore moins mécanique, évacué?

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04 septembre 2017

#1

On pisse, on chie : c'est la vie ! Faudrait voir à ne pas l'oublier dans ces villes où se sont raréfiés bancs, poubelles et toilettes publiques, nos culs, nos appareils urinaires, nos reliquats d'en cas et déjections ne sont pas virtuels et si j'ai l'air d'aplatir des platitudes pour qu'elles diminuent de volume tout en les entassant c'est peut-être aussi que moi aussi, je voudrais oublier cela, que tous ces attributs bestiaux disparaissent à l'avenir mais tant que nous ne sommes pas robots ce lien nous rattache au reste de la vie animale. 

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17 juillet 2017

La mort d'un pape(Georges Romero)

Merci d'avoir éclairé nos nuits. Au revoir et à bientôt sur nos écrans qui sont bien plus qu'une partie de nos vies, tes oeuvres et celles de tes nombreux enfants (fussent-ils d'imbéciles batârds dégénérés) dans lesquelles même dans les bouses les plus sombres ta lumière, éclatante lueur d'intelligence, d'humour et d'humanité, apparaît y auront toujours une place...entêtante et hantée.

Avec toi, les zombis sont sans doute devenus éternels.

PS : Si tu réapparais, ne compte pas sur moi pour te tirer une balle dans la tête.

 

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Résultat de recherche d'images pour "diary of the dead"

 

Bye bye zombie Lord

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26 mars 2017

2017 Poison Marsien

Voici venu le temps des ignorants aux sourires béants. Il n'aspirent qu'au néant mais ils aspirent tout, ils ne stockent pas ils ne troquent plus, ils n'ont "pas le temps" et le temps, le vrai, les pend à ses faux fils d'actualité, le présent chasse le présent, il n'existe déjà plus au moment de l'énoncer, invisible huitième trou fuyant derrière nos têtes connectées, prises USBaisées où l'info file comme la bise, point final de l'octogone d'un chaos à venir? Qui pourra stopper l'onde qui gronde ou créer un universel langage lumière pour cerveaux overclockés? Entend ce qui se profile, regarde ce qui se faufile, notre ére touche à sa fin disent certains, notre air? Nos réalités volontairement diminuées frappent à nos portes affamées, aspire, aspire bien posé sur ton séant jusqu'à ce que tu expires face à l'écran qui te mire, ricanant.

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20 mars 2017

Je suis mort, go!

Je suis mort, je suis mort

Que les vers me dévorent!

L'heure d'effacer ce corps

D'en finir avec cette vie de porc

Je ne sais comment je parle encor

Car je suis mort, mort!

D'où viennent ces mots que j'adore,

Ce besoin de poésie que j'abhorre,

Ce néant glaçant que je subodore?

J'ai perdu bien des langues d'or

Dans des lieux imaginaires 

Réalité augmentée où j'erre

L'intellect chassé, congères

Leurre se substitue à l'air 

Fuir le Mal, les heurts, fuir l'ire

Du Réel, vortex qui m'aspire,

Ciel, j'entends les arbres qui respirent

Tout craque, je sens venir le pire

Il doit bien me rester quelques heures

je suis mort mais tous les gens meurent

le sel des larmes, précieuse fleur 

croquant des nourritures célestes la peur.

 

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05 février 2017

Comme de bien entendu

J'ai beaucoup lu Fritz Fanon surtout "les denrées de la Terre", passionnant.

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